Le gouvernement français met le turbo sur les entreprises moyennes après l'acceptation de la loi de Modernisation de l'Economie par le Parlement : il s'est engagé à créer 2.000 entreprises moyennes de plus de 500 salariés d'ici à 2012 ,soit dans 4 ans !

Cette reconnaissance est un pas en avant significatif et donne une nouvelle dimension à la politique économique de la France.

Le retard à rattraper est grand : la France ne compte que 4500 entreprises de plus de 250 salariés, contre 8500 au Royaume-Uni et 12.500 en Allemagne.

Yvon Gattaz, Président de l'ASMEP (Association des moyennes entreprises patrimoniales) se réjouit de cette reconnaissance, son association regroupe les Entreprises moyennes dont les dirigeants ont une part significative du capital leur permettant de prendre des décisions stratégiques à long terme : entreprises personnelles, familiales, d'associés non parent. La grande majorité des Entreprises de Taille Moyenne (ETM) sont précisément des entreprises patrimoniales et l'ASMEP est directement concernée.

Yvon Gattaz souhaite pour les ETM un desserrement des contraintes fiscales, sociales, réglementaires et une non-application des réglements des grands groupes. Les contraintes de l'AMF(Autorité des Marchés Financiers) sont trop fortes pour les entreprises moyennes qui ne disposent pas des juristes spécialisés pour le seul entretien de leur titre en bourse.

C'est le vrai problème des entreprises moyennes : ne pas subir les mêmes réglementations contraignantes que les grandes entreprises. La création de cette catégorie d'entreprise est la bienvenue car elle représente 33% des exportations : un secrétariat aux Entreprises moyennes serait même à envisager.

L'étude du rachat de pépites françaises comme Business Objects fin 2007 par SAP et plus récemment le projet imminent de rachat de l'éditeur de logiciel Ilog devraient mobiliser l'Asmep et le secrétariat d'Etat à l'économie numérique : la reconnaissance est une bonne chose, l'action concréte une autre plus probante !...