La réforme du Crédit d'Impôt Recherche va s'effectuer au détriment des start up de la biotechnologie : France Biotech a rendu publique une étude qui conclut que les aides publiques contribueront plus à accroître les résultats des grands laboratoires qu'à aider les PME à financer leur recherche.

La nouvelle formule du CIR aide les Entreprises qui n'accroissent pas nécessairement leur effort de recherche en mettant à la charge du contribuable 30% des investissements totaux de R&D, jusqu'à 100 millions € et 5% au delà.

Auparavant, le CIR prenait en compte 40% de l'accroissement annuel des dépenses de recherche. Ce calcul focalisait la moitié de l'aide publique (50% du CIR, soit un milliard €) sur les PME.

Le coût du CIR doublera à 4 milliards €, mais 80% de cette somme ira aux Entreprises de plus de 250 salariés, c'est-à-dire aux grands laboratoires.

Endotis Pharma, petite start up spécialisée dans les thérapies du cancer, va perdre 1,5 million € d'aide en 2008, soit 30% du CIR qu'elle aurait généré avec l'ancien mode de calcul...

Autre exemple : 32 PME prévoient une réduction du CIR de 7,7 millions €, soit en moyenne 209.000 € par PME. Quel que soit le critère-entreprise de plus de cinq ans, PME augmentant leur recherche-, à chaque fois 50% des PME sont pénalisées par le calcul...

Ce sont les PME les moins dynamiques qui seront favorisées. L'étude effectuée concerne les sciences de la vie : 56 Entreprises ont été interrogées, ses résultats sont extrapolables aux PME d'autres secteurs.

Paradoxe : le CIR  favorise les Entreprises qui transfèrent progressivement leur R&D à l'étranger : leur Crédit d'Impôt Recherche pourrait être triplé !!!...Des solutions existent mais se heurtent aux intérêts des grandes Entreprises...No comment.